Etudes et recherche

Economie française : l’activité plonge de 36%. Au 9 avril 2020, la perte d’activité est évaluée à plus d’un tiers du PIB (–36%) par l’Insee. Dans les branches principalement marchandes (qui représentent 78% du PIB), la perte d’activité est estimée à 42%, avec de forts contrastes : certains services sont quasiment à l’arrêt (hébergement et restauration) tout comme certaines branches industrielles ; à l’inverse les industries agroalimentaires, pour ne citer qu’elles, fonctionnent à un niveau relativement proche de la normale. La consommation des ménages subit quant à elle également une perte de l’ordre d’un tiers (–35%).

L’Insee maintient l’estimation d’une perte comptable de 3 points de PIB annuel pour un mois de confinement. La perte effective sera en toute hypothèse supérieure car « la sortie de confinement sera progressive, la réouverture des commerces fermés et la reprise des habitudes de consommation ne seront pas instantanées, la disponibilité des personnes actives en charge d’enfants à garder ne sera pas forcément acquise tout de suite ». Qui plus est, « plus la période de confinement se sera prolongée, plus les chaînes de valeur dans certaines filières mettront du temps à se réorganiser, plus les activités dans certains services aux entreprises seront durablement pénalisées ».