L'offre du jour

Fimalac : GML dépose officiellement son OPA simplifiée à 131 € par action. Comme annoncé le 15 mai dernier, BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, et Société Générale, agissant pour le compte de Groupe Marc de Lacharrière (GML) ont déposé auprès de l’AMF un projet d’OPA simplifiée visant les actions Fimalac. L’initiateur, qui détient 93,16% du capital du holding, voire 93,90% de concert avec M. Marc Ladreit de Lacharrière, certains membres de sa famille et d’autres personnes liées à GML, s’engage à acquérir la totalité des actions non détenues, représentant 5,92% du capital, au prix unitaire de 131 € (dividende de 2,10 € détaché).

Ce prix fait ressortir une prime de 23,1% sur le cours de clôture au 28 avril 2017, dernière séance précédant l’annonce de l’opération, et de 19,4% sur la moyenne des cours pondérée par les volumes sur une période de 3 mois. Le prix est par ailleurs égal à l’actif net réévalué, qui ressort à 3 227 millions d’euros, soit 131 € par action, dividende détaché. Fimalac n’exerçant pas d’activité opérationnelle, le prix est en effet apprécié au regard de l’évaluation de chacune des filiales et participations, notamment ses 20% dans Fitch (1 502 M€), ses 92% dans Webedia (682 M€), ses participations immobilières (319 M€) et ses 40% dans Groupe Barrière (244 M€).

Le calendrier envisagé pour cette offre permet « une sortie du capital à de bonnes conditions », explique la société dans la mesure où elle a « la possibilité de saisir actuellement une fenêtre de financement favorable pour emprunter à un taux d’intérêt bas avant une hausse possible et durable des taux d’intérêt ». De plus, « des mouvements spéculatifs reposant sur l’attente d’une sortie de la cote ont entraîné une volatilité inhabituelle du cours de l’action Fimalac. L’offre envisagée assurerait aux actionnaires une liquidité immédiate, à un prix faisant ressortir une prime par rapport aux cours de Bourse ».

Par ailleurs, certaines des activités de Fimalac ont connu une conjoncture difficile depuis fin 2015, notamment celles liées au tourisme, aux loisirs ou aux divertissements. « Si l’environnement économique incertain et les facteurs de risques devaient perdurer pour ces activités, les résultats futurs du Groupe pourraient en être négativement affectés dans les hypothèses pessimistes », est-il ajouté.

GML a l’intention de demander, dans un délai de trois mois à l’issue de la clôture de l’offre, et si les conditions requises sont remplies, la mise en œuvre d’un retrait obligatoire, en contrepartie d’une indemnité de 131 € par action. Sous réserve du feu vert de l’AMF, l’offre devrait se dérouler du 22 juin au 6 juillet 2017.

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