Feu au vert

Bruxelles autorise sous conditions le rachat de Monsanto par Bayer. Cette concentration est subordonnée à la cession d’un vaste ensemble d’activités, destinée à remédier aux chevauchements des activités des parties dans les secteurs des semences, des pesticides et de l’agriculture numérique. « Nous avons autorisé le projet de rachat de Monsanto par Bayer parce que les mesures correctives proposées par les parties, qui dépassent largement les 6 milliards d’euros, répondent pleinement à nos préoccupations en matière de concurrence », a déclaré Mme Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence.

Bayer a proposé BASF comme acquéreur de l’ensemble des mesures correctives. La Commission européenne apprécie actuellement si la cession à BASF réunit toutes les exigences applicables à l’acquéreur et si elle crée des chevauchements problématiques ou pose d’autres problèmes de concurrence. Bayer et Monsanto ne pourront réaliser l’opération que lorsque la Commission aura achevé son examen de l’acheteur proposé.

L’opération Bayer/Monsanto est la troisième de suite dans le secteur des semences et des pesticides. Conformément à sa pratique décisionnelle, la Commission apprécie les opérations qui ont lieu au sein du même secteur selon la « règle de priorité » : premier arrivé, premier servi. L’appréciation de la concentration entre Bayer et Monsanto a ainsi reposé sur la situation de marché qui prévalait à la suite des concentrations entre Dow et DuPont et entre ChemChina et Syngenta, en tenant compte des mesures correctives adoptées dans ces deux affaires.