Verbatim

Vivendi déplore les manœuvres dilatoires des membres nommés par Elliott au conseil d’administration de Telecom Italia (TIM) « qui ont décidé de retarder jusqu’au 29 mars la tenue de l’assemblée générale, contrairement à toutes les règles statutaires et au Code civil italien », explique le groupe français dans un communiqué.

Après avoir alerté le conseil de ses intentions le 11 décembre, Vivendi avait formellement demandé le 14 décembre dernier que l’assemblée générale soit convoquée dans les meilleurs délais. Pour toute réponse, le conseil a d’abord pris acte de la demande le 14 décembre avant d’annoncer le 21 décembre qu’il commençait l’analyse de celle-ci, renvoyant toute décision au 14 janvier et puis à une assemblée générale plus de deux mois plus tard.

« Ces manœuvres dilatoires impactent négativement chaque jour davantage les résultats financiers de TIM, explique Vivendi. La chute du cours de bourse, de plus de 40% depuis le 4 mai dernier, en est une triste traduction. Ces manœuvres constituent un véritable déni de démocratie actionnariale et vont à l’encontre de toutes les règles les plus élémentaires et fondamentales de bonne gouvernance d’entreprise ».

Vivendi se réserve le droit de demander la convocation d’une nouvelle assemblée générale cet été si la gouvernance et les résultats financiers de l’entreprise ne s’améliorent pas de manière significative.