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OPA de Capgemini sur Altran Technologies : le suspense est total. L’offre amicale, ouverte depuis le 16 octobre 2019, sera close mercredi 22 janvier 2020. Et il est bien difficile de savoir si Capgemini, qui détenait au départ 11% du capital d’Altran, réussira à franchir le seuil de caducité, fixé à 50% des actions ou des droits de vote de cette société de conseil et d’ingénierie. Pour rappel, le prix de l’offre a été rehaussé, le 14 janvier 2020, de 14 € à 14,50 € par action, soit une majoration de 3,6%. Ce prix fait ressortir une prime de 29,1% sur le cours au 24 juin 2019 (11,23 €), dernière séance avant l’annonce de l’offre, et une prime de 37,4% sur la moyenne des cours sur les 3 mois précédant cette date (10,55 €).

Si l’offre échoue, Capgemini ne déposera pas de nouvelle offre pendant au moins 18 mois. Le groupe réalisera alors ses ambitions dans l’Intelligent Industry au travers d’autres opportunités stratégiques. Capgemini sera alors actionnaire d’Altran à hauteur de 11,43% et cet investissement sera géré comme un actif financier sans implication sur la stratégie opérationnelle de Capgemini. Si l’offre est un succès, Capgemini s’abstiendra, pendant au moins 18 mois, de déposer une nouvelle offre ou de mettre en œuvre une fusion sur la base d’un prix supérieur à celui de l’offre.

En tout état de cause, Elliott, qui détenait récemment près de 14% du capital d’Altran n’apportera pas ses titres. Dans une déclaration d’intention adressée à la mi-janvier à l’AMF, Elliott a précisé qu’il envisageait « de poursuivre les acquisitions d’actions Altran et/ou les acquisitions d’instruments financiers relatifs aux actions Altran, en fonction des opportunités et des conditions de marché », en précisant que « les Fonds Elliott n’agissent de concert avec aucune autre personne ».