Un pied dans la porte

Global EcoPower : projet de cession portant sur 40,02% du capital, sans OPA à la clé. Après quasiment un mois de suspension, la cotation de cette société spécialisée dans l’éolien et le photovoltaïque va pouvoir reprendre, ce mercredi 3 octobre 2018. Global EcoPower a en effet été informée d’un projet de cession, le 1er octobre 2018, entre certains de ses actionnaires significatifs non dirigeants et un nouveau groupe d’actionnaires, portant sur 40,02% de son capital, soit 2.543.300 actions et 234.735 bons de souscription (donnant droit à 284.726 actions nouvelles).

Les acquéreurs n’ont pas l’intention d’augmenter leur participation dans le capital de la société à l’occasion de cette opération. En conséquence, il n’y aura pas d’offre publique. En effet, sur Euronext Growth (ex-Alternext), le seuil de déclenchement d’une offre publique se situe à 50% et non 30% dans le cas d’une société cotée sur un marché réglementé. En 2009, le producteur d’électricité autrichien Verbund, qui possédait près de 30% du capital de Poweo, avait ainsi porté sa participation à 43,2%, en rachetant les parts du fondateur, Charles Beigbeder, sans que cette opération donne lieu à une offre publique. Au grand dam des actionnaires minoritaires.

Si cette cession est définitivement réalisée, la répartition du capital de Global EcoPower sera la suivante : 21,69% pour les dirigeants fondateurs (M. Jean-Marie Santander, M. Philippe Perret et la société Farasha Holding), 40,02% pour les nouveaux actionnaires signataires de la convention de cession, c’est-à-dire plusieurs chefs d’entreprises, et le solde (38,29%) entre les mains du public.

« Je me réjouis de l’évolution de l’actionnariat. Je suis persuadé que ces actionnaires vont nous aider à mettre en œuvre différents projets, créateurs de valeur. L’avenir se présente favorablement et le groupe va pouvoir enfin se développer. D’ici deux semaines, nous détaillerons, par voie de communiqué, la réorganisation du groupe et les projets en cours », a déclaré Jean-Marie Santander, PDG de Global EcoPower.

Cette opération confirme, s’il en était besoin, que l’Autorité des marchés financiers (AMF) doit modifier son règlement général dans le sens d’un abaissement à 30% du seuil de déclenchement d’une offre publique pour les sociétés cotées sur Euronext Growth.