Les points sur les i

Gemalto rejette l’offre non sollicitée et conditionnelle d’Atos. Le leader mondial de la sécurité numérique s’estime « mieux positionné en tant qu’entreprise autonome pour poursuivre avec succès son développement et créer de la valeur à long terme pour toutes les parties prenantes, y compris ses actionnaires ». En conséquence, Gemalto rejette sans détours la proposition d’Atos en vue d’une possible offre recommandée d’acquisition au prix de 46 € par action (dividende attaché).

Le conseil d’administration de Gemalto considère que l’offre sous-estime la valeur de la société de manière significative. A ses yeux, « le moment choisi est opportuniste : le prix offert fait ressortir une décote de 27,4% par rapport au plus haut […] de l’action Gemalto sur les 12 derniers mois et une prime de seulement 3,5% par rapport au cours moyen de l’action Gemalto sur les 12 derniers mois ».

En outre, « Gemalto est bien avancé dans sa transition […] vers les marchés à forte croissance du gouvernement, de la cybersécurité des entreprises, et du machine-to-machine. Le cours de l’action ne reflète pas encore l’impact de cette transition ». Et « le prix proposé de 46 € […] se situe bien en dessous des niveaux de valorisation de sociétés spécialisées » dans ces activités.

Par ailleurs, toujours selon le conseil administration « la proposition n’offre pas de certitudes suffisantes quant à la réalisation de l’opération ». Enfin, l’offre d’Atos ne relève pas d’une approche amicale et coopérative. « Elle n’a pas été précédée des discussions préliminaires d’usage, la divulgation de l’offre a été faite unilatéralement, et Atos a fait part de son intention de déposer une offre formelle auprès de l’AFM, et ce même en l’absence d’un accord avec Gemalto ». De là à penser qu’il existe « une différence de culture d’entreprise entre les deux sociétés », il n’y a qu’un pas…