Etudes et recherche

En 2017, bonne tenue du marché des fusions-acquisitions transfrontières franco-allemandes. Selon la dernière étude du cabinet de conseil et d’audit PwC, 2017 s’illustre comme une excellente année pour le marché des fusions-acquisitions franco-allemandes confirmant ainsi les tendances de 2016 et la reprise économique en Europe. 7341 opérations ont été recensées dans les deux pays, soit un volume cumulé de transactions en 2017 qui se maintient par rapport à 2016 (6500).

Avec 4354 transactions recensées en 2017 contre 4122 en 2016, l’Allemagne confirme son dynamisme et distance la France qui voit son volume de deals diminuer sur la même année. L’Hexagone comptabilise en effet 2987 opérations réalisées en 2017, contre 3279 en 2016, soit une baisse de 9%. Néanmoins si le marché français recule en volume, la valeur moyenne des transactions réalisées a bondi de 86%, à 71 millions d’euros, contre 38 millions d’euros en 2016. L’Allemagne observe également une hausse cependant moins significative, avec une valeur moyenne de 45 millions d’euros en 2017 contre 39 millions d’euros en 2016.

Depuis 2013, le nombre d’acquisitions françaises d’entreprises allemandes a été multiplié par trois pour atteindre 117 transactions en 2017, en hausse de 8% par rapport à 2016. Ce niveau d’opérations encore jamais égalé confirme l’appétit croissant des entreprises françaises pour le marché allemand. A titre de comparaison, on comptabilisait en moyenne 40 acquisitions annuelles entre 2000 et 2013. Ce dynamisme des investissements français en Allemagne permet à la France de conserver la 3e place du classement des pays investissant le plus en Allemagne, derrière les États-Unis et le Royaume Uni.

De leur côté, les entreprises allemandes ont également réalisé davantage d’acquisitions de sociétés françaises en 2017. Après avoir observé un léger repli en 2016, le nombre d’acquisitions en France augmente et s’élève à 46 transactions, ce qui permet à l’Allemagne de passer de la 4e à la 3e place du classement des pays investissant le plus en France, derrière le Royaume-Uni et les États-Unis.

En termes de secteur d’activité, la majorité des opérations transfrontalières en 2017 est réalisée dans le secteur IT/nouvelles technologies. En revanche, les plus importantes transactions concernent les domaines de la santé, de l’automobile et de la construction.

Les opérations de capital-investissement, comprenant les opérations avec effet de levier (LBO) et les opérations de capital-développement et capital-risque (Venture Capital), ont légèrement diminué en France et en Allemagne. Ainsi, 616 opérations de capital-investissement ont été réalisées en France et 461 en Allemagne en 2017, soit une baisse de 5% pour les 2 pays par rapport à l’année précédente. Si le volume global diminue, la valeur moyenne des opérations de capital-investissement augmente en France et en Allemagne en 2017. L’Allemagne, qui dépasse la France depuis 2012, voit sa valeur moyenne par transaction en hausse à 89 millions d’euros (contre 67 millions en 2016). En France, l’augmentation est encore plus significative, à 71 millions d’euros en 2017 (vs. 38 millions d’euros en 2016).

Boehringer Ingelheim, Siemens, VTG Rail Logistics et Ceconomy ont été les entreprises à l’origine des quatre premières opérations de fusion-acquisition de l’Allemagne vers la France en valeur en 2017.  Peugeot, Spie, Valeo et LVMH ont été les entreprises à l’origine des quatre premières opérations de fusion-acquisition de la France vers l’Allemagne en valeur en 2017.