Etudes et recherche

Fusions & acquisitions : la vision des dirigeants français. EY publie la 18e édition de son baromètre semestriel dédié au marché des fusions et acquisitions dans le monde « Global Confidence Barometer ». Réalisée entre mars et avril 2018, auprès de plus de 2 500 dirigeants dans 43 pays, l’étude repose sur un panel de 14 secteurs d’activité. Conduite depuis 2012, cette étude mesure la confiance des dirigeants d’entreprise en matière de perspectives économiques, identifie les tendances et pratiques en matière de fusions-acquisitions et livre une vision à court terme du marché.

Pour cette nouvelle édition, plus de 100 entreprises françaises ont intégré le panel des répondants. « Année record pour le M&A français, 2017 avait positionné le pays en chef de file des opérations en Europe avec une belle diversité dans les opérations, une hausse de 50% du nombre des opérations et 205 milliards d’euros atteints, un record depuis dix ans. La dernière édition du Baromètre annonce un maintien de ce dynamisme pour 2018 et 2019. C’est la nécessaire transformation des organisations qui soutient ce mouvement en faveur des opérations de M&A. Les revues de portefeuille deviennent une étape stratégique pour identifier les activités et actifs qui ne résisteront pas au changement de paradigmes en cours et qu’il devient opportun de céder », explique Rudy Cohen Scali, associé EY.

Parmi les grands enseignements du focus France :

  • 87% des répondants français anticipent une croissance du marché des M&A dans les douze prochains mois.
  • 62% des décideurs interrogés estiment que leur organisation procèdera à des opérations de M&A au cours de la prochaine année.
  • 1/3 des dirigeants français interrogés envisagent une hausse des opérations transfrontalières.
  • 81% des répondants déclarent avoir renoncé à une acquisition lors des douze derniers mois en raison d’une concurrence trop agressive.
  • 67% affirment que la transformation du portefeuille est le sujet central des conseils d’administration.
  • Pour 40% des participants français interrogés, les principales menaces qui pèsent sur la croissance de leurs activités sont la hausse de l’inflation, les tensions et instabilités géopolitiques, et les variations de taux de changes.
  • Concernant les zones d’investissements privilégiées par les investisseurs français, l’Allemagne est en tête, suivie par la France, l’Italie, le Royaume-Uni puis la Hongrie. Les Etats-Unis ont quitté le podium.