Verbatim

Suez confirme des négociations avancées pour céder ses activités australiennes. À la suite d’une approche initiée par Cleanaway au cours du premier semestre 2020, les deux sociétés sont en discussions avancées s’agissant de l’acquisition par Cleanaway de l’ensemble des activités « Recyclage & Valorisation » de Suez en Australie. L’opération, si elle se réalisait, donnerait naissance à un acteur important sur le marché australien.

Les deux sociétés sont parvenues à un accord préliminaire sur la valorisation, avec un multiple de transaction sous-jacent d’environ 12 fois l’Ebitda 2020 et une valeur d’entreprise de 2.520 millions de dollars australiens, soit une valorisation bien au-dessus de la valorisation implicite de ces activités au sein de Suez, et bien supérieure au multiple reflété dans l’offre actuelle de Veolia de 18 €/action (coupon attaché), tient à préciser Suez. En 2020, les activités australiennes R&V de Suez ont généré un chiffre d’affaires de 1.412 millions de dollars australiens.

Un des éléments clé de l’accord entre Suez et Cleanaway sera de structurer l’opération afin d’assurer sa compatibilité avec la proposition de négociations faite par Suez à Veolia le 21 mars dernier : la convention de cession serait résiliée si, d’ici fin avril/début mai, (i) Suez parvenait à un accord sur une opération incluant une offre publique sur Suez, ou si (ii) une offre publique à un prix par action de 22,5 euros (dividende attaché) pour 100% de Suez faisait l’objet d’un engagement public. Le projet de convention de cession prévoirait également que pendant une période de trois semaines, tout tiers-acquéreur (y compris Veolia) aurait le droit de présenter une offre plus élevée portant sur les activités R&V en Australie.

Bien que les négociations soient à un niveau avancé, à ce stade, il n’existe aucune garantie que des accords définitifs seront conclus et qu’une transaction sera mise en œuvre. Il convient de noter que Veolia a initié des actions judiciaires contre Suez et Cleanaway en France et en Australie. Ces actions, dont Suez considère qu’elles sont dénuées de fondement et malveillantes, semblent destinées à empêcher Suez de démontrer la valeur intrinsèque de ses activités.