L'offre du jour

Klépierre veut le contrôle total de Klémurs. Klépierre, numéro deux européen des centres commerciaux, a décidé de simplifier son organigramme. Le groupe, présidé par Laurent Morel, a donc déposé un projet d’OPA sur sa filiale Klémurs, déjà contrôlée à hauteur de 84,11 %, avec l’assurance de recevoir les titres détenus par CNP Assurances (4,55 % du capital) et Mutavie (4,55 %). Sous réserve du feu vert de l’AMF, l’offre devrait se dérouler du 22 février au 11 mars. En cas de succès au-delà des 95 %, un retrait obligatoire est envisagé.

Klépierre propose d’acquérir chaque action Klémurs au prix de 24,60 euros (dividende attaché). Ce prix, égal à l’actif net réévalué au 31 décembre 2012, fait ressortir une prime de 40,2 % sur le dernier cours avant l’annonce et de 58,1 % sur la moyenne des 3 derniers mois. Pour mémoire, Klémurs avait été introduite en Bourse, le 7 décembre 2006, au prix de 20 euros par action.

Important : dans l’hypothèse où Klépierre serait tenu de payer un complément de prix à CNP Assurances et à Mutavie (notamment en cas d’OPA ou de retrait obligatoire à de meilleures conditions), il s’engage à verser ce complément à chaque actionnaire ayant apporté ses actions à l’offre semi-centralisée.

Klépierre souhaite retirer Klémurs de la cote afin de se recentrer sur son cœur de métier et de disposer de la souplesse pour déterminer l’avenir de sa filiale. Toutes les options sont ouvertes : la cession de tout ou partie de Klémurs et/ou de ses actifs, la conclusion de joint-ventures, d’alliances stratégiques et d’accords de coopération.

A sa création en 1998, Klémurs disposait d’un patrimoine de commerce de pied d’immeubles. Puis, dès 2006, elle a lancé un processus d’acquisition de restaurants Buffalo Grill et de magasins situés dans des zones d’activité commerciale. A la fin décembre 2012, Klémurs et Buffalo Grill ont renouvelé leurs baux par anticipation (qui représentent 60% de la valeur du portefeuille).

Pour les mois à venir, un recul de la fréquentation de la restauration « assise » est attendue par les analystes au profit de la restauration rapide. Au surplus, la baisse du pouvoir d’achat des ménages, couplée à la révision à la hausse de la TVA dans la restauration, sont de nature à obscurcir les perspectives de croissance.

G.B.

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