L'offre du jour

Sortie de cote pour APRR. Le feuilleton des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) trouve son épilogue. Par arrêt du 29 novembre 2012, la cour d’appel de Paris a en effet rejeté le recours contre la décision de conformité de l’OPR suivie d’un retrait obligatoire. En conséquence, l’OPR est rouverte pendant dix séances de Bourse, soit du 4 au 17 décembre 2012. Et le retrait obligatoire interviendra le 18 décembre 2012.

La Société Générale, agissant pour le compte d’Eiffarie, qui détient 98,93% du capital et des droits de vote d’APRR, se portera acquéreur des actions qui seront apportées à l’OPR, sur la base d’un ordre d’achat libellé au prix d’offre, soit 42,63 euros.

Ce prix correspond au prix initial de 54,16 euros retraité de l’acompte sur dividende versé en décembre 2010, du solde du dividende versé en juin 2011, de l’acompte sur dividende versé en février 2012, et de l’acompte sur dividende versé en mai 2012, respectivement de 1,74 euro, 0,10 euro, 9,14 euros et 0,55 euro).

Suite à l’acquisition d’un bloc, Eiffarie avait porté en effet son contrôle à 96,04 % dans le capital d’APRR et avait déposé une OPR assortie d’un retrait obligatoire. Le prix proposé de 54,16 euros (dividende détaché) faisait ressortir à l’époque une prime de 11,7 % sur la moyenne des cours des trois derniers mois.

Eiffarie est une filiale à 100% de Financière Eiffarie, elle-même détenue à hauteur de 50% du capital plus une action par la société Eiffage, et à hauteur de 50% du capital moins une action par la société par actions simplifiée Macquarie Autoroutes de France, elle-même filiale indirecte de fonds d’investissement gérés par des sociétés de gestion du groupe Macquarie.

L’offre publique devait être une formalité, mais Arnaud Montebourg, en sa qualité de président du Conseil général de Saône-et-Loire, actionnaire historique avec 0,025 % du capital, s’était opposé à cette opération. Il faisait valoir que, en vertu du Code de la voirie routière, les collectivités locales doivent être obligatoirement représentées au sein du conseil d’administration du concessionnaire.

L’arrêt de la cour d’appel de Paris ouvre désormais, de manière définitive, la voie à une sortie de cote du 4ème groupe autoroutier en Europe, privatisé en février 2006, qui exploite aujourd’hui un réseau de près de 2 300 kilomètres d’autoroutes.

G.B.

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