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Elliott exprime ses préoccupations concernant l’offre de Capgemini sur Altran Technologies. Les fonds conseillés par Elliott Advisors, qui détiennent ensemble un intérêt économique dans Altran Technologies supérieur à 10% du capital, publient aujourd’hui une présentation détaillant leurs préoccupations concernant l’offre de Capgemini sur Altran. Cette présentation met en avant les principaux points suivants :

  • Altran est un actif attractif et une cible de choix pour un rapprochement créateur de valeur : Elliott estime qu’Altran représente une opportunité d’investissement unique dans le secteur des services d’ingénierie et de R&D, et reconnaît le caractère hautement générateur de synergies et structurant d’un rapprochement avec Capgemini ;
  • Un prix d’offre insuffisant : à 14 € par action, Elliott estime que le prix de l’offre ne reflète ni la juste valeur intrinsèque d’Altran, ni une prime de contrôle appropriée. Avec cette offre, il est demandé aux actionnaires d’Altran d’abandonner toute participation à la création de valeur significative qui résulterait du rapprochement proposé ;
  • Un processus déficient : pour Elliott, ce prix inapproprié résulte d’un processus mal mené, comme en atteste une série de défaillances importantes dans la gouvernance d’Altran qui sont apparues depuis la première annonce de l’offre.

Elliott partage le point de vue de la direction d’Altran sur l’attractivité d’Altran en tant qu’entité autonome et sur la création de valeur significative qu’entrainerait un rapprochement avec Capgemini. Malheureusement, Elliott estime que le prix offert aux actionnaires d’Altran est trop bas. Les révélations sur les défaillances du conseil d’administration d’Altran dans le cadre de sa recommandation relative à l’offre n’ont fait que renforcer le scepticisme largement répandu à l’égard du prix proposé depuis la première annonce de l’offre. Les actionnaires d’Altran devraient examiner tous les faits avant de décider de se rallier à un processus déficient, et d’accepter un prix insuffisant en échange de leurs titres, conclut Elliott.

Elliott a déjà écrit aux PDG et aux conseils d’Altran et de Capgemini pour leur faire part de son analyse, et a aujourd’hui décidé de partager celle-ci publiquement.