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OPA, OPE, fusions, rumeurs… La synthèse de la semaine. Avec l’entrée de plain-pied dans le mois d’août, les grandes manœuvres se font plus rares. On peut noter toutefois l’annonce de l’OPA sur la Banque Cler et le renoncement du groupe Hyatt à surenchérir sur l’offre de Minor International pour s’emparer de NH Hotel Group.

Les nouveautés

Basler Kantonalbank publie le prospectus de son OPA sur la Banque Cler. L’établissement bâlois avait fait le 20 juin 2018 l’annonce préalable de son projet de porter sa participation au capital de sa filiale de 75,8% à 100% au prix de 52 francs suisses par action, soit une prime de 25,6% sur le dernier cours avant l’annonce de l’opération. Le conseil d’administration invite les actionnaires de la Banque Cler à accepter l’offre. Celle-ci devrait s’ouvrir le 17 août et prendre fin le 13 septembre 2018. Si l’offre aboutit, la transaction sera réalisée à la mi-octobre 2018.

NH Hotel Group : Hyatt renonce à formuler une offre. « Le 26 juillet 2018, Hyatt a adressé une lettre au conseil d’administration de NH Hotel Group dans laquelle nous exprimions notre intérêt à poursuivre une acquisition potentielle », explique Mark Hoplamazian, PDG de Hyatt Hotels. Au vu des déclarations de Minor International, qui annonce être en mesure de contrôler 44% du capital de NH Hotels, « nous estimons désormais que le chemin menant à une offre d’achat réussie s’est maintenant réduit au point de devenir impraticable ». Pour rappel, en juin, Minor International, groupe thaïlandais d’hôtellerie, a lancé une OPA au prix de 6,40 € par action, valorisant le groupe espagnol, propriétaire de 382 hôtels à travers le monde, 2,2 milliards d’euros.

Les opérations en cours

BNP Paribas lance une nouvelle offre secondaire de titres First Hawaiian. L’offre porte sur 20 millions de titres vendus par une filiale de BNP Paribas. En parallèle de cette opération, FHI achètera directement, auprès de la même filiale de BNP Paribas, un montant total de 50 millions de dollars de ses propres actions. A la suite de ces opérations, BNP Paribas détiendra environ 33% des actions ordinaires de FHI (environ 31% en cas d’exercice de la totalité de l’option de sur-allocation). De ce fait, à compter du 3e trimestre 2018, BNP Paribas comptabilisera sa participation dans FHI par mise en équivalence dans ses états financiers consolidés.

Les résultats

Dom Security : les ordres n’ont pas été servis en totalité. Dans le cadre du programme de rachat de ses propres actions au prix unitaire de 75 €, représentant 10% du capital, Dom Security a reçu en dépôt 632 582 actions. Le nombre d’actions présentées en réponse à l’OPA simplifiée étant supérieur au nombre maximum de 240 000 actions que Dom Security s’était engagée à acquérir, il a été procédé à une réduction des ordres proportionnellement au nombre d’actions présentées.

Spir Communication : le retrait obligatoire est compromis. Durant l’offre publique de retrait, qui s’est déroulée du 12 au 25 juillet 2018 inclus, Sofiouest a acquis, au prix de 2,10 €, 364.597 actions dans le cadre de la procédure de semi-centralisation. Par conséquent, à la clôture de l’offre, l’initiateur détient 74,05% du capital et au moins 84,53% des droits de vote de la société.

Tours de table

Eurazeo : JCDecaux Holding pointe à 17,41%. Dans un courrier adressé à l’AMF, cette structure contrôlée par MM. Jean-François, Jean-Charles et Jean-Sébastien Decaux précise qu’elle n’envisage pas d’accroître sa participation au-delà du seuil de 23% du capital et n’envisage pas d’acquérir le contrôle de la société d’investissement. Par ailleurs, elle n’envisage pas de demander la nomination d’un ou plusieurs membres supplémentaires au conseil de surveillance, étant précisé que JCDecaux Holding et M. Jean-Charles Decaux ont été nommés membre du conseil de surveillance, conformément à l’accord de gouvernance conclu avec Eurazeo.

Patrimoine et Commerce : Prédica franchit les 20%. Cette filiale du Crédit Agricole détient désormais 20,31% du capital et 22,33% des droits de vote de cette foncière dédiée à l’immobilier commercial. Mais ce franchissement de seuil ne résulte pas d’un ramassage, mais de l’exercice de l’option de paiement du dividende en actions nouvelles. Dans sa déclaration d’intention, le Crédit Agricole envisage de poursuivre ses acquisitions d’actions en fonction des opportunités de marché, mais n’envisage pas de prendre le contrôle de Patrimoine et Commerce.

A savoir

Fusions & acquisitions : le prix d’achat des PME établit un nouveau record. L’indice Argos Mid-Market poursuit sa progression au 2e trimestre 2018, avec une hausse de 4,2%, à 9,9 fois l’Ebitda, son plus haut depuis 2004, selon l’indicateur d’Argos Wityu et Epsilon Research. « Cette hausse est portée par les transactions inférieures à 150 millions d’euros (+4,3%), explique Argos Wityu, les multiples des transactions comprises entre 150 et 500 millions d’euros s’étant stabilisés à un niveau élevé supérieur à 10 fois l’Ebitda depuis le 1er trimestre 2017 ». « Les prix payés par les fonds comme par les acquéreurs stratégiques sont à des niveaux historiquement élevés, ajoute Argos. En revanche, la baisse de l’activité M&A Mid-Market de la zone euro se confirme au 2e trimestre, en volume comme en valeur ».

A lire

OPA, les quinze prochaines cibles à avoir en portefeuille. Dans son édition datée du 3 août 2018, l’hebdomadaire Le Revenu consacre sa Une aux valeurs susceptibles de faire l’objet d’une opération financière. « Pour une société, la croissance externe ne répond pas seulement au besoin d’accroître ses parts de marché, d’acquérir une taille critique et de bénéficier de synergies avec sa cible. C’est aussi de plus en plus un moyen de s’adapter aux mutations de son environnement (transition énergétique, ubérisation, nouvelles technologies, etc.), et de se diversifier », explique Le Revenu. Dans sa sélection de titres opéables, l’hebdo a retenu des sociétés de tous secteurs et de toutes tailles, avec néanmoins une majorité de petites et moyennes capitalisations, car elles constituent le vivier naturel des opérations financières. Pour en savoir plus : Lerevenu.com

Bruits de marché

Ingenico Group : la spéculation est retombée. L’action du leader des solutions de paiement intégrées abandonne cette semaine 3,1% à 69,62 €, après avoir culminé récemment à 80 €. Selon l’agence Reuters, qui cite des sources proches du dossier, la société d’investissement CVC Capital Partners a abandonné les discussions avec Ingenico sur un éventuel rachat du groupe. Les raisons de cette renonciation ne sont toutefois pas précisées.

L’équipe du Journal des OPA vous souhaite un week-end tempéré et vous remercie de votre fidélité.

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