Rififi en perspective

Scor : le fonds activiste Ciam repart à la charge contre Denis Kessler. Dans un courrier rendu public, la présidente de la société de gestion Ciam, Catherine Berjal, considère que la décision hâtive de Scor d’avancer la convocation de sa prochaine assemblée générale au 17 avril 2020 n’est pas opportune et qu’un report serait davantage conforme aux principes de bonne gouvernance et à la solution retenue par certains émetteurs.

En outre, ce report permettrait à Scor de se concentrer sur la gestion de la crise du Covid-19 plutôt que d’avoir à organiser une assemblée dans les circonstances actuelles. Par ailleurs, Ciam souligne que seuls des changements cosmétiques ont été apportés à la politique de rémunération des dirigeants bien que près de la moitié des actionnaires se soient opposés aux rémunérations de Denis Kessler l’an dernier.

En tant qu’actionnaire de Scor à hauteur de plus de 1% du capital, Ciam estime nécessaire de communiquer à la société et à ses actionnaires les sujets de préoccupation importants qui restent largement ignorés par son conseil d’administration, à savoir la « limitation de la capacité des actionnaires à analyser les documents », le « cumul des fonctions de président et directeur général », le « rafraîchissement du conseil d’administration » et la « structuration inadmissible de la politique de rémunération qui continue de récompenser généreusement le PDG ».

Enfin, Ciam demande à Scor de divulguer de plus amples informations sur son plan de succession et de clarifier publiquement sa position concernant la nomination d’un président indépendant. Ciam maintiendra sa position de voter contre les résolutions 5 et 7 liées à la rémunération lors de la prochaine assemblée générale du 17 avril ou lorsqu’elle se tiendra si aucune modification n’est apportée d’ici là.