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TechnipFMC prévoit de se scinder en deux sociétés indépendantes. Le conseil d’administration du groupe franco-américain de services pétroliers a approuvé à l’unanimité son projet de scission en deux sociétés leaders, indépendantes et cotées en Bourse : RemainCo, un fournisseur de services et de technologies entièrement intégré, qui continuera à contribuer au développement énergétique, et SpinCo, un acteur de premier plan dans l’ingénierie et la construction (Engineering & Construction, « E&C »), positionné pour capitaliser sur la transition énergétique. La scission devrait permettre à RemainCo et SpinCo de se recentrer sur des stratégies différenciées et d’apporter davantage de flexibilité et d’opportunités de croissance.

L’opération devrait prendre la forme d’une séparation du segment Onshore/Offshore de TechnipFMC dont le siège sera établi à Paris. La scission devrait être effective au cours du premier semestre 2020, sous réserve des conditions, consultations et autorisations réglementaires habituelles, date à laquelle toutes les actions de SpinCo seront distribuées à l’ensemble des actionnaires de TechnipFMC.

La fusion en 2017 de Technip et de FMC Technologies a permis de « créer un nouveau leader dans le secteur sous-marin (Subsea) et à TechnipFMC de devenir le seul fournisseur Subsea entièrement intégré », explique le groupe. « TechnipFMC a transformé l’économie du secteur avec son modèle intégré et a accéléré le développement et l’innovation technologiques ».

Parallèlement, « le segment Onshore/Offshore de la société a systématiquement démontré une excellence opérationnelle, délivré avec succès des projets phares, constitué un carnet de commandes sans précédent et s’est positionné pour continuer à tirer parti de la hausse de la demande de gaz naturel liquéfié (GNL). Les performances exceptionnelles de TechnipFMC depuis la fusion ont rendu possible la transaction proposée et, à l’issue de l’opération, permettront aux deux sociétés de créer de la valeur supplémentaire ».

RemainCo et SpinCo possèderont des structures capitalistiques adaptées, auront des politiques financières en ligne avec leurs activités, et devraient obtenir une note de crédit correspondant à la catégorie « investment grade », est-il précisé. Elles mettront en œuvre « une allocation rigoureuse du capital et une rémunération du capital prudente pour les actionnaires ». Elles auront ainsi « des profils financiers uniques et attractifs parfaitement en phase avec leurs activités respectives ».