Rififi en perspective

Scor : le fonds activiste CIAM réitère ses critiques contre la direction du réassureur. Dans un courrier adressé à l’administrateur référent de Scor, M. Augustin de Romanet, la présidente de la société de gestion Ciam, Catherine Berjal, réagit à une information de BFM Business selon laquelle la conciliation menée entre Scor et Covéa aurait achoppé en raison du fait que M. Denis Kessler, président de Scor, aurait exigé que Covéa « renonce au principe de racheter Scor au-delà [d’une] période de trois ans » et que cette condition aurait été « irrecevable pour [Covéa], un actionnaire d’une société cotée ».

Cette exigence « illustre à nouveau le fait que M. Denis Kessler se comporte en propriétaire de Scor, au mépris de l’intérêt de ses actionnaires. Il n’est pas admissible qu’un mandataire social cherche à écarter par « principe » son premier actionnaire du libre jeu des offres publiques », déplore Catherine Berjal. Et d’ajouter : « M. Denis Kessler a refusé une proposition d’offre d’achat de Covéa à 43 euros, prétendant qu’elle ne valorisait pas correctement Scor qui vaudrait selon lui 50 euros. Le cours de Bourse est aujourd’hui, plus d’un an après le début de ce conflit, de 38 euros. Au cours de l’année 2019, la performance boursière de Scor n’a progressé que de 1% quand ses concurrents Munich Ré, Swiss Ré et Hanover Ré ont connu des hausses respectives de 28,3%, 20,2% et 36,1% ».

En sa qualité de présidente de la société de gestion CIAM, qui gère à ce jour trois fonds d’investissement, tous actionnaires de Scor et détenant au total 1,34% du capital, Catherine Berjal demande instamment, ainsi qu’aux autres membres du conseil d’administration, de prendre les mesures nécessaires pour que les principes essentiels de bonne gouvernance d’entreprise soient désormais respectés.

Pour consulter le courrier adressé à M. Augustin de Romanet