L'offre du jour

LV Group : projet d’OPR de LVMH à 10 000 € par action ! Le leader mondial du luxe a déposé, par l’entremise de Natixis, un projet d’offre publique de retrait visant les actions de la société LV Group, en application de l’article 236-3 du règlement général. A ce jour, LVMH détient, directement et indirectement, ainsi que de concert avec MM. Bernard Arnault, Antoine Arnault et Nicolas Bazire, 23.753.212 actions LV Group représentant 99,99% du capital et des droits de vote. L’initiateur s’engage à acquérir la totalité des 2.652 actions non détenues, représentant 0,01% du capital, au prix de 10 000 € par action.

Pour mémoire, suite à la réalisation de l’offre publique de retrait initiée en octobre 1992, les actions LV Group ont été radiées du premier marché de la Bourse de Paris et placées sur le compartiment des valeurs radiées des marchés réglementés à compter du 2 décembre 1992 et sont, à ce titre, susceptibles de faire l’objet d’une OPR et d’un retrait obligatoire (comme l’énonce l’article L. 433-4 du Code monétaire et financier).

Ce prix de 10.000 € valorise ce bloc d’actions 26,5 millions d’euros et ce holding (Louis Vuitton, Berluti, Celine, Kenzo, Givenchy, etc.) 237,56 milliards d’euros, soit les deux tiers de la capitalisation actuelle de LVMH (359 milliards d’euros). Il fait également ressortir une prime – par transparence – de 17% sur le dernier cours coté de LVMH, le 14 décembre 2021, et une prime de 21% sur la moyenne des 60 dernières séances avant cette date.

L’opération s’inscrit dans le cadre d’une démarche de simplification juridique du groupe LVMH visant en particulier à réduire le nombre de holdings intermédiaires. L’offre créerait ainsi la possibilité de procéder à une fusion simplifiée entre LV Group et LVMH à l’issue du retrait obligatoire. En juin 2021, Agache Placements, qui détenait de concert 99,82% du capital de Financière Agache, avait déjà lancé une OPR au prix de 44 000 € par action pour les 2.189 titres non détenus, avant un retrait obligatoire, le 2 juillet 2021.

Ce projet d’offre reste soumis à l’examen de l’Autorité des marchés financiers. Sous réserve de la décision de conformité de l’AMF, il est envisagé que l’offre soit ouverte début février 2022. Le retrait obligatoire interviendrait d’ici mars 2022.

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